2021- Longs au démarrage, DRIFT #2

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Exposition du 8 décembre 2021 au 8 janvier 2022

.748
8 rue Charles Gide
87000 Limoges

Découvrez la visite filmée de l'accrochage proposé par les élèves du lycée agricole des Vaseix avec l’artiste Flora Basthier au .748 à Limoges !


Commissariat d'exposition participatif avec les élèves de Terminale STAV (Sciences et Technologies de l'Agronomie et du Vivant) Aménagement du lycée agricole des Vaseix à Limoges et l'artiste Flora Basthier.
Avec les œuvres des collections du Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine de Patrice ALEXANDRE, Miguel EGAÑA, Rolf JULIUS et Michael KIENZER, et les réalisations des élèves Matéo COMBEAU, Audrey FEYTE, Nicolas JAMMET, Achille LE BRAS, Amandine LEPETIT, Rose MILLIEX, Manon NICOULEAU, Simon PICARD et Hélène PUYMERAIL.

DRIFT est un projet d’éducation artistique et culturelle, impliquant des artistes, trois lycées agricoles et les trois Frac de Nouvelle-Aquitaine.

Lycee des Vaseix Drift2
Les élèves du Lycée agricole Les Vaseix à Limoges entourent l'œuvre de Miguel EGAÑA dans le cadre du projet DRIFT #2 avec l'artiste Flora Basthier. Miguel EGAÑA, Les grands travaux, 1988 / 4 panneaux de signalisation assemblés en pyramide, métal et film plastique / 4 x (200 x 200 x 170 cm) / Collections Frac-Artotheque Nouvelle-Aquitaine.

  • Une expérience à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine 

DRIFT met l'élève, l'artiste, et l’œuvre au centre du dispositif de commissariat. Il s'agit de construire une rencontre entre ces acteurs, pour ensuite développer des capacités de compréhension de démarches artistiques et des choix critiques pour réaliser une exposition. Ce projet engage un compagnonnage entre une classe d’un lycée agricole et un Frac (ses équipes et son fonds), avec un.e commissaire d'exposition associé.e qui accompagne la classe dans son appropriation des collections.

  • Flora BASTHIER

Flora BasthierNée en 1992 à Limoges, Flora Basthier intègre l’École Nationale Supérieure d’Art de sa ville à la sortie du lycée. En juin 2015 elle obtient le DNSEP Art avec les félicitations du jury en même temps qu’une mention très bien pour le Master en Création Contemporaine et Industries Culturelles proposé par la Faculté des Lettres et Sciences Humaines sur le même campus universitaire.

Avant d’étudier en école d’Art, sa culture personnelle était issue des franges « underground » et notamment des pratiques urbaines. Représentatives des conditions postmodernes, elle s’inspire de la confrontation des différentes temporalités des créations artistiques et des cultures médiatiques qu’elle interrogea dans l’écriture de son mémoire intitulé Palimpseste Urbain. Ses origines Limougeaudes l’a poussé à poursuivre en post-diplôme Kaolin afin de questionner les pratiques traditionnelles de la céramique.

Son travail plastique gravite autour de la notion de déplacement, entre processus et trace. Elle s’attache à retranscrire la matière en mouvement, dans une esthétique fugitive. Par le biais de multiples médiums tel que le dessin performatif, la photographie, la vidéo, la céramique ou encore l’édition, Flora tente de capter les changements d’états, de mettre à l’épreuve la matière et d’en tester ses limites, de faire apparaître des choses que l’on ne voit pas. Ses premières recherches ont pour fondement la tentative de faire écouter avec les yeux via des processus d’apparitions de formes rythmiques. Flora cherche à suggérer un son ou une onde, des impulsions qui en même temps qu’elles se propagent et s’estompent. Entre distillation et prolifération, les éléments aqueux l’inspirent.

Ses productions tendent à prélever du réel afin de créer un imaginaire. En détournant des objets du quotidien afin de les transformer en outil de tracés, elle donne une représentation en négatif, une sorte d’enquête onirique du monde actuel. Ses processus de créations s’inscrivant dans la ville s’apparentent à des fables urbaines où la question politique des limites de l’inscription se lit en filigrane. En regrattant les traces du passé, en superposant les temporalités et en pratiquant la trace comme négatif d’un évènement, elle tente de faire ressortir la vacuité ou l’absurdité. Ainsi l’idée d’entropie traverse ses réalisations.