Collection en mouvement, Objets anodins, anciens et récents : approches ethnographiques, Ussel

Centre Culturel Municipal Jean Ferrat

Place Verdun – 19200 Ussel

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Exposition du 18 octobre au 29 novembre 2019
Jeudi 7 novembre 2019 à 18h, présentation de l’exposition.



Avec les œuvres de Konrad Klapheck et Paul Pouvreau des collections du FRAC-Artothèque Nouvelle-Aquitaine, et des objets extraits des collections du Musée du Pays d’Ussel.

Klapheck
Konrad Klapheck
L’Impatience du sphinx, 1996
Lithographie, 56 x 71cm
Collection de l’Artothèque du Limousin

 

L’exposition repose sur un principe de conversation entre des objets habituellement conservés au Musée du Pays d’Ussel, temporairement extraits de leur contexte de présentation, et des œuvres contemporaines.

Le premier ensemble d’œuvres choisi pour ce projet est une série d’estampes des années 1980/90 du peintre allemand Konrad Klapheck, artiste historiquement reconnu pour être un chainon important entre le surréalisme et le pop art. Chaque œuvre accentue la présence menaçante d’un objet par une composition parfaitement maitrisée et une gamme colorée harmonieuse.
Klapheck, influencé par Max Ernst et René Magritte, a réalisé sa première peinture d’une machine à écrire dans un style hyperréaliste en 1955. Jusqu’à la fin des années 90, ses peintures, dessins et œuvres imprimées décrivent obsessionnellement les mêmes objets : machine à écrire, caisse enregistreuse, machine à coudre, embauchoir, bicyclette, pommeau de douche…
En contrepoint de cet ensemble d’estampes, des objets ethnographiques extraits des collections du musée sont présentés. L’ethnographie, qui consiste en l’étude des mœurs et coutumes d’une population, est au cœur des collections du musée du Pays d’Ussel. Sans même nous en rendre compte, nous pratiquons tous, au quotidien, une forme d’ethnographie, par l’observation des modes de vie qui nous entourent. La visite des salles du musée du Pays d’Ussel permet une plongée dans la vie des habitants de la Haute-Corrèze : comment s’habillait-on, comment faisions-nous les draps ? (salle du tisserand, mode Alice) Comment nous chaussions-nous ? (salle du sabotier) Comment dormait-on ? (salle des lits-clos) Quels étaient les lieux ou terrains de sociabilité ? (salle de la bugeade, bistrot, vie musicale).
Elle permet aussi de mieux comprendre notre environnement : pourquoi trouve-t-on certaines maisons, aujourd’hui encore, avec un toit de chaume, ou des bardeaux de bois ? Le musée d’Ussel a été précisément conçu pour répondre à ces questions, et pour maintenir dans les mémoires ces savoir-faire et modes de vie.
Une sélection d’objets emblématiques est proposée afin de dialoguer avec les créations contemporaines. Sortis de leur contexte d’exposition et présentés sur socle ou sous vitrine, ces objets sont perçus différemment, un peu comme des sculptures ou des objets précieux.

Autour de ces conversations entre représentations d’objets obsessionnels et présence de fragments de réel, une série de photographies en noir et blanc des années 1990 du photographe Paul Pouvreau. Intitulée « Scènes de ménage », cette série a été réalisée avec des objets très simples, des pelles et des balais, photographiés à même le sol, dans des configurations qui dessinent des formes, simples elles aussi. Dans un article relatant une de ses récentes expositions en région parisienne, un critique conclut son compte-rendu ainsi :
« Ayant pour point commun un usage de l’ordinaire qui s’exprime à travers l’utilisation d’objets anodins mis en scène ou trouvés, l’œuvre de Paul Pouvreau rend compte avec beaucoup de poésie et d’humour des absurdités de notre quotidien »(1)

(1)
Guillaume Lasserre, « Paul Pouvreau, photographe de petits riens », In Mediapart, le Club, 5 févr. 2019

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