Collection en mouvement, De l'ombre à la lumière, Moutier d'Ahun

La Bergerie

18 rue de la Bergerie
23150 Moutier d'Ahun

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Exposition du 1er au 26 mai 2019

Présentation de l'exposition jeudi 2 mai à 18h30

CulbertBill CULBERT
Sunlamp, 1989
Photographie couleur
150 x 100 cm
Collection FRAC Limousin
© Bill Culbert



 

 

DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE

Avec les oeuvres de : Etienne BOSSUT, Bill CULBERT, Hervé DI ROSA, Damien MAZIÈRES, Pierre SAVATIER.
Collections du FRAC-Artothèque Nouvelle-Aquitaine - Limousin et du FACLim
Avec l’aimable prêt de l’œuvre de Pierre MARESCAU.

Une sélection d’œuvres variées (photogramme, photographie, estampe, sérigraphie, peinture et sculpture), de différentes générations d’artistes, autour du thème de la lumière.

Parmi les figures imposées par ce projet d’exposition, la présence d’une tapisserie choisie par les Amis du Moutier d’Ahun: cette année, un grand format, tissé en 2011 d’après une peinture réalisée dix ans plus tôt par Pierre Marescau, intitulé « Quelques pas dans la nuit ». L’observation d’une reproduction numérique de cette oeuvre nous fait remarquer des enchevêtrements de surfaces, des signes noirs et blancs plus ou moins répétitifs, des lignes tramées, des superpositions spatiales, et, à la surface, dans la partie droite, des empreintes de pied. C’est ce détail et le titre de l’œuvre qui ont guidé nos choix.

La photographie « Sunlamp » de Bill Culbert (1935-2019) ressemble à un poster. Elle en a la taille et la saveur. Le sculpteur d’origine néo-zélandaise a passé une grande partie de sa vie entre Londres et Croagnes, dans le Sud de la France. C’est d’ailleurs son installation dans le sud qui l’a poussé, au début des années 1960, à travailler la couleur avec la lumière. Il produit des sculptures, des assemblages et des installations dans lesquels il inclut directement des sources lumineuses, ampoules et tubes fluorescents. Pour cette photographie, il a réalisé un assemblage sommaire de cornières et de lampes tempêtes, l’a posé sur un muret de pierre à proximité et a attendu le coucher du soleil pour magnifier l’ensemble.

Les trois éléments qui composent la sculpture d’Etienne Bossut (né en 1946) sont rigoureusement identiques. Il s’agit de trois tirages en matière plastique dont la surface a été peinte. Cette œuvre ancienne est plutôt atypique dans le parcours de l’artiste. Habituellement, il se cantonne au moulage d’objets pour en tirer des répliques en polyester teinté dans la masse. Ici, pour matérialiser la lumière, il a réalisé un cône de terre crue où affleurent les traces de modelage, puis l’a coiffé d’une lampe torche à bonne hauteur. De ce moule, il a tiré trois épreuves en résine beige dont la surface est peinte. En scrutant attentivement ces sculptures, on s’aperçoit qu’elles ne sont pas tout à fait en contact avec le sol. Sous chaque cône de lumière, trois empreintes de pas ont été moulées en relief et soulèvent les volumes, les maintiennent au-dessus du sol.

« Coupon rayé » de Pierre Savatier (né en 1954) est un photogramme noir et blanc de grand format réalisé par l’artiste en 1996. Savatier a adopté ce dispositif photographique élémentaire – une source de lumière avec une intensité et une incidence précises pour éclairer un ou des objets disposés sur le papier photo (noir et blanc ou couleur) - qui suffit à produire une image photographique. Le photogramme est une photographie archaïque, sans optique et sans film matriciel (pas de tirages multiples). Le format des œuvres est lié à la taille des objets utilisés (pas d’agrandissement). Ici, la souplesse du tissu est accentuée par un éclairage rasant et permet un jeu subtil entre lignes rayées et ondulations.

Deux œuvres « lumineuses » d’Hervé di Rosa (né en 1959) ont été choisies parmi les nombreuses que possède l’Artothèque et témoignent de son attrait pour les images (et objets) du quotidien et les savoir-faire les plus populaires appris aux quatre coins du monde. L’une, « Le Tombeau », est une sérigraphie en douze passages réalisée en 1986. Un dessin de format modeste où l’artiste met en scène quelques-uns de ses personnages sous forme de momies dans une case de bande dessinée a été agrandi et mis en couleur, tout en préservant le très fort contraste de la scène. L’autre, « Lampe tempête », est plus littérale. Il s’agit d’une estampe réalisée en 1994 lors d’un séjour au Ghana. Di Rosa a d’abord tracé son dessin à l’encre sur une planche de bois pour la faire ensuite graver par le sculpteur Osei Tutu. L’impression eut lieu plus tard à Paris, avec des encres mélangées à de la terre africaine.

Les deux tableaux de Damien Mazières (né en 1975) datent de 2002 et 2003, soit les toutes premières années de sa production après ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux. Ces deux beaux formats réalisés d’après capture vidéo décrivent de manière schématique deux vues nocturnes de la périphérie urbaine. On saisit aisément que ces paysages simplifiés sont des prétextes à peindre des images où la simplicité des formes, leur géométrisation, et les contrastes lumineux poussés au maximum tentent de rivaliser avec l’impact des images publicitaires. La présentation de ces tableaux peut être éclairée par des projections de vidéos où on retrouve les mêmes effets de simplification des formes et de saturation de lumière.

Au moment d’écrire ces lignes, on annonce le décès de Bill Culbert. Le FRAC possède plusieurs de ses œuvres et lui consacra une exposition monographique en 1994-95. Cette exposition lui est dédiée.

Yannick Miloux, avril 2019.

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