2019 - Collection en mouvement, George Dupin - Cinq vues de Dubaï, Châtelus-le-Marcheix

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Bibliothèque

29 bis rue des Deux Ponts
23430 Châtelus-le-Marcheix

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Exposition 13 mars au 6 mai 2019

Vendredi 22 mars 2019 à 18h :

Présentation de l'exposition à la Bibliothèque de Châtelus-le-Marcheix

DupinGeorge Dupin
Dubaï, Emirats Arabes Unis, Février 2004,
février 2004
Photographie couleur sur papier
113 x 140 x 4,5 cm.
Collection du FRAC Limousin.
© George Dupin / Photo: Freddy Le Saux

Opération réalisée par le FRAC-Artothèque Nouvelle-Aquitaine - Limousin, le FACLIM, et la ville de Châtelus-le-Marcheix.

Né en 1966 au Havre, George Dupin vit et travaille à Paris.
En 1990, il intègre l’Institut des Hautes Études en Arts Plastiques à Paris à la suite de son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique. Il devient ensuite enseignant à l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne à Rennes où il exerce toujours.

George Dupin est un photographe de paysage urbain. Il a choisi la photographie car, pour lui, c’est un support qui privilégie le témoignage. A travers ses photographies, il mène une recherche documentaire sur la ville et son fonctionnement. Ses œuvres montrent son intérêt pour le territoire, l’architecture et l’urbanisation.

Depuis 1996, il axe ses recherches sur l’organisation urbanistique contemporaine, en enquêtant sur des villes telles que Le Havre, Brasilia, Sao Paulo, Montréal, Jérusalem, Bethléem, Hébron, Naplouse, Hérouville-Saint-Clair, Marne-la-Vallée, Berlin, Caracas, Dubaï, Datong, Pékin, Bâle : des villes détruites, des villes nouvelles, en cours de construction ou de reconstruction. « Ce que racontent ces images, c’est l’usage symbolique et politique de l’architecture par les puissances du monde pour prendre possession et contrôler un territoire ».

Le fil conducteur de ses photos-témoins est aussi la lumière, comme en témoigne cet ensemble de cinq images (sur une série de sept) réalisé à Dubaï en février 2004. Chaque photographie a fait l’objet d’un cadrage extrêmement précis. Ici, des trouées dans le bâti en construction, dont on voit une partie de la structure, cadrent à leur tour des fragments de villes, comme des cadres dans le cadre. Là, l’image est composée selon une succession de lignes horizontales qui soutiennent les constructions géométriques des immeubles à l’arrière-plan, mettant en valeur quelques motifs ornementaux. Ailleurs, un champ de culture intensive de fleurs devient un tapis pour des constructions géométriques qui relient l’image à une vaste étendue de ciel bleu.
Les tirages de format moyen nous invitent à une lecture détaillée de chaque image et nous permettent de déceler des détails liés aux chantiers.
Loin des clichés médiatiques et touristiques habituellement diffusés sur cette ville, les photographies de George Dupin proposent des vues presque intimistes du paysage, des visions très personnelles qu’il nous invite à partager.